10 décembre 2012


Après quelques jours de farniente à Auckland, nous avons chargé le sac dos et sommes partis, à pied cette fois, en direction du port pour nous rendre à Great Barrier Island. Et oui, fini le voyage en van, nous allons donc terminer le voyage en mode sac à dos, tente et stop. Great Barrier Island se situe à environ 100km d’Auckland et il faut environ 4h30 pour rallier ce petit bout de terre de 285km². La traversée s’avéra plus compliquée que prévue (on ne peut pas dire qu’on ait le pied marin...) et nous sembla durer une éternité !




Très très contents d’arriver sur la terre ferme, nous commençons notre découverte de l’ile peuplée par seulement 800 habitants. Il n’y a pas ici de réseau d’électricité : chaque maison doit donc produire sa propre électricité, solaire, éolienne ou simplement à l’aide d’un générateur. L’atmosphère est très détendue et le stop se révèle être un véritable jeu d’enfant : les voitures s’arrêtent avant même qu’on tende le pouce et les locaux n’hésitent pas à faire quelques kilomètres de détour pour nous amener devant le camping (ca c’est la classe !)





Au programme :


  • Baignade : L’ile comporte de magnifiques plages de sable fins presque désertes et les températures estivales enfin arrivées nous permettent de sortir maillot de bain et bikini (fraichement acheté à Auckland) pour aller piquer une petite tête. Un vrai bonheur ! Il y a également des sources d’eau chaude et nous nous sommes donc offert un petit jacuzzi à moindre frais.



  • Rando : L’autre attraction principale pour les visiteurs de l’ile. Nous commençons par rejoindre le nord de l’ile par un sentier tantôt dans une belle foret tropicale composée de fougères, pins et Kauris, tantôt à découvert offrant de magnifiques vues sur
    la cote et les plages environnantes. Nous enchainons ensuite par la randonnée la plus populaire : Mt Hobson.Cette fois nous décidons de laisser notre chargement au camping pour nous attaquer au plus haut sommet de l’ile (628m). Avant de profiter d’une superbe vue à 360°, il nous faut d’abord gravir les nombreuses marches sur le sentier totalement aménagé pour ne pas abimer et déranger faune et flore locale. En effet l’ile compte de nombreuses espèces animales rares et protégées et la foret qui fut pendant longtemps l’objet d’une déforestation intensive est actuellement en voie de régénération.



Nous avons passé sur Great Barrier Island une superbe semaine sur cette ile isolée, quelques jours avant l’arrivée des locaux en grandes vacances qui “envahissent” l’ile pendant une quinzaine de jours. Difficile à imaginer pour l’instant … peut être aussi difficile que de réaliser que la neige est tombée en masse et que la saison de ski vient de commencer en France.


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4 décembre 2012



Le compteur tourne, il va bientôt falloir se séparer de notre compagnon de voyage à roulette mais avant de lui trouver de nouveaux parents attentionnés nous avons décidé de lui offrir un dernier trip sur les “gravel road” kiwi (comprenez les routes non goudronnées, plutôt nombreuses dans le pays…)


Direction la péninsule du Coromandel, une bande de terre d’environ 40 km à l’est d’Auckland que nous avions déjà un peu visité en famille en aout dernier mais que nous sommes heureux de retrouver sous des paysages plus estivaux. La première étape nous conduit dans les Karangahake Gorges où nous retrouvons tunnels, galeries souterraines et petits trains, témoins du passé minier de la région.


Sommet du PinnaclesCap ensuite à Kauaeranga valley pour grimper au sommet du Pinnacles (759m) et admirer le bout de la péninsule et la dense forêt qui la couvre. Là encore les vestiges d’une époque révolue sont encore bien présents mais ce n’est pas la recherche de l’or qui a façonné la montagne mais l’exploitation forestière. Des barrages ont été construits en haut des vallées, l'eau était ensuite subitement relâchée entrainant les troncs vers les rivières et la mer. Malin ces kiwis!


Old Kauri dam
Les jours suivants ont été consacrées à l’exploration de la pointe nord de la péninsule. Les magnifiques plages de port Jacksons et Fletcher bay se méritent car la route pour y accéder est plutôt longue, étroite, sinueuse et surtout poussiéreuse mais la récompense est au bout avec des petites baies sauvages qui côtoient des falaises abruptes et deux magnifiques petits campings propices aux barbecues et à la farniente! Dommage que la température de l’eau soit encore un peu trop fraiche pour nous pour une petite baignade!

Cape Colville
Après ce petit trip bien sympathique, il est maintenant temps de penser au nettoyage de notre maison sur roue! Il a fallu plusieurs litres d’eau pour venir à bout de la poussière de ces derniers jours mais surtout cela nous a rappelé notre dernier déménagement (en moins grand quand même!). La nostalgie nous gagne déjà et ça ne va pas être facile de dire bye-bye à Yvano… mais d’autres aventures nous attendent maintenant en mode tente, stop et sac à dos!

22 novembre 2012


  • Un petit plaisir pour fêter le 300ème jour en NZ et le dernier jour sur l’île du sud

Chez Georges MichelDe retour à Blenheim (où nous avions effectué nos premières heures de travail) après notre grande rando dans Nelson Lakes National Park, nous n’avons pas pu résister à une petite dégustation dans les vignobles, accompagnée d’une bonne assiette de fromage-charcuterie de chez nous. Un régal! Il fallait bien ça pour fêter dignement notre 300ème jour à l’autre bout du monde …




  • Cook strait le retour et passage à Wellington


Bye bye Pour notre traversée entre les 2 iles et le passage du détroit de Cook en ferry, le soleil nous a gâté et nous avons pu admirer (une dernière fois !)  les magnifiques couleurs des Malborough Sounds, splendides! Après un dernier “Bye-Bye” en direction du sud, nous posons le pied à Wellington et nous ne perdons pas une minute pour voir ou revoir les curiosités de la capitale trépidante. Première impression : il y a du monde,  beaucoup et partout! Mais cela ne freine pas les ex-citadins que nous sommes et c’est au pas de course que nous visitons le musée Te Papa, le jardin botanique, le centre-ville, les rues piétonnes et les quais.

Wellington cable


  • J+2 sur l’ile du nord : le sud nous manquerait presque déjà!


Cap Palliser Avant d’entamer notre longue remontée vers Auckland, nous avons décidé d’aller découvrir la pointe sud de l’île du nord qui est pourtant bien plus au sud que la pointe nord de l’ile du sud (… vous suivez??!). Direction donc la région de Wairarapa et le phare de Cape Palliser où nous retrouvons calme et grands espaces.




  • Tararua Forest Park : 40ème nuit en hut mais 1ère sur l’ile du nord


Tararua forest park (2)Nous avons ensuite rechaussé les chaussures de rando et chargé le sac à dos pour escalader les étroites crêtes de ce massif séparant côtes ouest et est. Une jolie petite boucle de deux jours nous a amené jusqu’au sommet de Mt Holdsworth en passant par Powell hut et Jumbo hut. Malgré la grosse saison touristique qui débute en NZ, les sentiers et les refuges sont encore bien calmes et tranquilles par ici.




  • French Time à Palmerston North


DSCN5782 Nous avons rendu une petite visite surprise à Jimmy, un vosgien installé en NZ depuis une dizaine d’années qui habite une jolie maison à Palmerston North avec Waina sa femme et Mailla sa fille ; et dont l’adresse était restée bien au chaud dans notre petit carnet depuis plusieurs mois. Malgré notre arrivée à l’improviste et le fait que nous ne nous connaissions absolument pas, nous avons été accueillis comme des copains et avons partagés deux belles soirées à discuter tranquillement autour de quelques crêpes et d’un bon barbecue!

Merci à vous 3 pour votre accueil, nous avons passé un super bon moment avec vous!


  • A deux doigts d’une éruption en direct


Nous avons loupé le scoop de l’année pour une journée!

Tama lakePassage obligé de notre remontée, la région des volcans nous a une fois de plus montrer la force et la l’imprévisibilité des événements naturels. En effet, nous avions envisagé de refaire la traversée du volcan Tongariro, une des balade les plus spectaculaire et populaire de NZ mais notre arrêt prolongé à Palmerston north nous a fait repousser d’une journée nos plans. Bien nous en a pris car alors que nous étions en train de nous balader autour de son voisin le volcan Ruapehu, Tongariro a décidé d’une petite Au pied des volcans éruption surprise en début d’après-midi. Le jet de cendre de plus d’une vingtaine de mètres de hauteur n’a heureusement fait aucun blessé mais a eu pour conséquence directe la fermeture du sentier pour le lendemain et les jours suivants. N’ayant rien pu voir depuis l’autre côté du massif, nous avons appris avec étonnement la nouvelle le soir au camping et avons du renoncer à la traversée du lendemain pour nous rabattre sur une montée vers Tama Lakes dans des paysages moins exceptionnels mais néanmoins désertiques et impressionnants.


Entre redécouverte et nouveautés notre remontée se passe bien. Encore un peu plus de 5 semaines pour boucler la boucle : une année de congés payés pour certains, quasiment plus rien à notre échelle!


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11 novembre 2012

 

Lake Constance Notre visite de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande touche désormais à sa fin mais nous ne pouvions pas nous résigner à recroiser Cook Strait sans une dernière grande randonnée dans les montagnes de l’Ile du Sud que nous aimons tant.Et pour ce dernier trip en mode grosses chaussures et sacs à dos, nous avons choisi de revenir là “où tout a commencé”, Nelson Lakes National Park, où nous avions passé nos premières nuits en hut kiwi (revoir l’article de février).


 

Nous voulions initialement boucler la boucle de l’ile du sud par une grande traversée de 15 jours entre St Arnaud et Arthur’s pass mais les chutes de neige tardives du printemps rendent encore l’ascension de certains cols difficile et périlleuse sans équipement d’alpinisme. Après une étude attentive des cartes du coin, nous nous sommes donc finalement repliés sur une boucle d’une bonne centaine de kilomètres entre les sommets et les lacs de Nelson Lakes National Park.


Hopeless Valley (2) Montée vers le Mt Cedric


Les premiers kilomètres s’avèrent un peu difficiles car les sacs chargés de 8 jours de nourriture pèsent un peu lourd sur nos épaules. Surtout qu’Ingrid pour avancer carbure au chocolat, barres de céréales et cookies et qu’il ne lui faut pas moins d’une tablette de chocolat tous les 3 jours…!


Nous choisissons pour notre première étape de faire un petit détour vers Hopeless Hut qui, pour la petite histoire, a été inaugurée par Sir Edmund Hillary, le premier homme a avoir atteint le sommet de l’Everest. Nous continuons ensuite notre route jusqu’au Alban et le mont Travers premier col du parcours “Travers Saddle” qui nous permet de sortir de la vallée et de la foret après environ 1 jour 1/2 de marche. Au fur et à mesure de la montée, les arbres disparaissent, le paysage change et la dernière partie se déroule sur la neige dans une ambiance alpine. Une descente rapide nous conduit à une vallée parallèle où nous continuons notre chemin jusqu’à Blue lake Hut. En bas de la vallée, il nous faut néanmoins traverser la rivière à gué (de l’eau jusqu’à mi cuisse) car l’ancien pont a été détruit par une crue l’an dernier… et devait être réparé 3 jours plus tôt! Visiblement les constructeurs ont pris un peu de retard… Nous serons cependant les premiers à retraverser le pont lors de notre redescente!  Nous passons 2 jours à explorer le haut de la vallée: le refuge au bord du  lac du même nom qui se vante d’avoir les eaux les plus claires du monde, le lac Constance qui reflète les sommets enneigés et le sentier vers Petite grimpette Waiau pass (col), porte de sortie de cette vallée, qui n’a pas voulu s’ouvrir pour nous en raison des reste de neige sur ses pentes abruptes. Des paysages à couper le souffle et un sentiment d’isolement total… Le soir, nous complétons nos connaissances géographiques de la région avec un monopoly local et artisanal qui nous permet “d’acheter” les huts et cols que nous n’avons pas passés.


 

Angelus HutDe retour dans la basse vallée, nous ne résistons pas à une dernière grimpette (1300 m  quand même!) pour aller passer une dernière nuit à Angelus hut que nous avions visité 8 mois plus tôt et que nous retrouvons sous la neige et entourée de glace. La terrasse est cependant toujours aussi agréable pour farnienter au soleil tout l’après-midi. La redescente vers Saint Arnaud le long de la crête marque pour nous nos derniers km de tramping sur l’ile du sud. Cette dernière semaine de rando nous laisse encore une fois des images plein la tête et surtout le sentiment d’avoir pu en profiter jusqu’au bout dans des paysages dont on ne se lasse pas.


 

Il est à présent temps de retrouver l’ile du nord pour partir à la découverte d’autres pépites avec ou sans les chaussures de rando!


ça bronze sur la terrasse d'Angelus Hut

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Posté le 11 novembre 2012

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2 novembre 2012


Couché de soleil depuis le balconAprès quelques mois sur la route, nous avons eu envie de nous poser quelques jours : retrouver un vrai pied à terre (sans roue!).Nous choisissons donc un lieu reculé (pour changer!) dans les Marlborough Sound pour notre 4ème wwoofing.Cette fois, pas besoin d’y aller en bateau mais la première ville, Nelson, se situe tout de même à 2h30 à 3h de route!



Herb and Sandra 's house Nous sommes accueillis, comme toujours, très chaleureusement par Herb et Sandra, un couple de retraités qui a acheté ce petit bout de paradis et qui ont construit eux-même leur maison. Ils sont de plus autonomes au niveau énergétique grâce à des panneaux solaires, une éolienne et surtout un système d’énergie hydraulique. Au programme de ces quelques jours : travail le matin puis farniente et  exploration des environs l’après-midi. Tranquille…


Le travail est assez varié : nous entretenons le ruisseau pour lui éviter de déborder en cas de grosse pluie, nous ponçons et repeignons une barge et traitons la rouille sur une  grosse remorque à bateau. Pas vraiment commun comme jobs!



DSCN5400
Niveau loisirs, il y a de quoi s’occuper! Nous commençons par gravir un petit sommet juste au-dessus de leur maison afin d’admirer les paysages splendides des Sounds à 360°. Puis le deuxième jour, nous empruntons la barque pour un petit tour dans la baie jusqu’à une petit ile. Nous étions en pleine bronzette quand tout à coup une bonne vingtaine de dauphins débarquent à quelques mètres de nous pour un petit coucou et une petite démonstration de sauts! Une apparition  magique et surréaliste que nous ne sommes pas prêts d’oublier! Mieux  qu’à Marineland ;-) !

Nous apprenons plus tard que niveau dauphin, la star ici ce n’est pas Flipper mais “Pelorus Jack”, un immense dauphin blanc qui selon la légende guidait les bateaux dans les sounds et leur faisait éviter  les pièges de la navigation.

Bronzette dans la barquette Dauphins à proximite de notre lieux de wwoofing



Au top!Nous expérimentons également le bain au feu de bois face à la mer! Une fois le feu allumé, il n’est pas aussi évident qu’avec un mitigeur de régler la température et la fumée qui s’en échappe peu parfois devenir un peu désagréable au début mais nous avons passé un très bon moment à barboter en plein air face au soleil couchant sur la baie!


Nous n’avons pas vu le temps filer pendant ces quelques jours et nous avons passé de très bons moments avec nos hôtes.

Sur le chemin du retour, nous effectuons un court détour jusqu’à French Pass (quand même!). Ici pas de drapeaux français comme à Akaroa, mais le pass tient son nom d’un explorateur français (D’Urville) qui fut le premier à le traverser  pour entrer dans les Sounds. Non sans difficultés, car il failli y laisser son bateau!


Prochaine étape pour nous une dernière grande rando dans les Alpes de l’Ile du sud que nous nous apprêtons à quitter avec regret dans quelques semaines.


Voir les photos du wwoofing à French pass ICI.

30 octobre 2012


DSCN5240Le printemps s’est à présent bien installé sur la Nouvelle-Zélande et notamment autour de Nelson, région réputée comme la plus ensoleillée du pays. Elle jouit également d’une situation idéale : au bord d’une immense baie (même si le temps n’est pas encore à la baignade) et à proximité de 4 parcs naturels.









Mt Richemond forest parc (1024x768)
Nous commençons par découvrir Richmond Forest Park, lors d’un long week-end kiwi (l’équivalent du 1er mai en France), où nous rencontrons de nombreux vététistes locaux sur un ancien site minier reconverti en sentier de randonnée.





Quelques jours plus tard, après un peu de repos (A l’inverse de beaucoup de personne que nous croisons sur la route, qui visitent la NZ pour quelques semaines, nous ne sommes pas pressés, quel luxe !), nous partons à l’ascension de Mt Owen, point culminant de Kahurangi national park (1875m) et lieu culte pour les inconditionnels du Seigneur des Anneaux. Il s’agit du moment où Frodon et ses amis s’échappent de la Moria après avoir vu Gandalf disparaitre. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici une petite photo tirée du film:

image

L’accès au sentier est déjà une aventure en soi, après une trentaine de kilomètres sur une route non goudronnée, plusieurs franchissements de rivières dont certaines pouvant très vite devenir infranchissables après de fortes pluies; nous posons notre Yvano et partons sac au dos pour cette randonnée de 2 jours. Les premiers kilomètres offrent ça et là quelques belles vues sur les sommets alentours, mais les choses sérieuses commencent réellement après le refuge où nous passerons la nuit. Les paysages sont magnifiques et typiques du massif avec de grandes dalles de calcaire découpées par de profondes crevasses. La région abrite un des réseaux de grottes sous-terraines les plus importants du pays.


Au sommet de Sentinal hill avec vue sur Nelson lakes NP (1024x768) Vue sur Mt Owen (1024x768)



Après un nuit fraiche dans le refuge, nous partons de bon matin, sous un temps magnifique, pour tenter de monter au sommet. Il reste encore beaucoup de neige et l’ascension s’avère plus longue, plus difficile mais aussi plus “fun” que prévue. Après 3 heures de montée nous nous hissons enfin jusqu’au plateau sommitale, et admirons la vue à couper le souffle bien méritée. En redescendant, nous prenons le temps d’explorer le lapiaz et les nombreuses crevasses passant d’un cailloux à l’autre … à la recherche d’une trace de hobbit. Sans succès!


Sur les Lapiaz Au pied du sommet

Au sommet

Posté le 30 octobre 2012

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14 octobre 2012

Lake Peel Les coureurs d’aventures ont testé pour vous une nouvelle expérience kiwi mais ont cette fois remplacé les chaussures de rando par des pagaies. Reste à savoir s’ils sont aussi à l’aise sur la mer que sur les sentiers…

Après avoir effectués une partie de la célèbre randonnée Abel Tasman Coastal Track à pied en août, nous décidons de découvrir la dernière partie en kayak depuis Golden Bay. A la suite du traditionnel briefing, nous embarquons à bord de “Jellyfish” notre monture pour les deux prochains jours. Si l’expérience tandem (à vélo) s’était finie en queue de poisson la dernière fois, espérons qu’il n’en soit pas de même avec cet engin aquatique…!

DSCN5148 Nous chargeons le matériel nécessaire à bord et même un peu plus (il parait que le canoë est la version de luxe de la rando!), et en quelques coups de pagaies nous nous éloignons de la civilisation. Nous longeons la côte et ses rochers déchiquetés pendant quelques kilomètres et nous ne résistons pas à une petite pause sur la première plage rencontrée. Premier luxe : nous sortons la cafetière pour un petit café italien les pieds dans le sable. (Difficile d’imaginer qu’il y a une semaine nous étions dans la neige!) Nous reprenons la mer ensuite, Alban à la manœuvre et Ingrid à la rame, et trouvons vite notre vitesse de croisière jusqu’à  Whariwharangi. Nous “garons” le kayak sur cette magnifique plage et repartons cette fois à pied jusqu’à Separation point, la pointe la plus au nord du parc national.

Separation point
A notre retour le vent s’est levé et les vagues rendent notre trajet votre notre camp un peu plus sportif. Arrivés sur la terre ferme, nous plantons la tente sur une petite plage déserte aujourd’hui mais autrefois théâtre d’événements sanglants lorsque Abel Tasman, le camp sur la plage1er explorateur européen, a perdu 4 de ces hommes, tués par des maoris pas très enclin à  partager ce petit coin de paradis. Nous passons la soirée sur la plage, profitant du couché de soleil en dégustant une bonne bouteille (après la cafetière, 2ème avantage du canoë!). A la nuit tombée, nous ne résistons pas à l’envie d’allumer un feu et admirons les étoiles en mode Robinson Crusoé. Un vrai bonheur…


Au réveil, nous levons le camp et retrouvons rapidement les vagues et le vent qui transforment la croisière paisible en montagnes russes. Nous décidons de faire une pause  sur une autre plage pour reprendre des forces mais l’accostage a été plutôt “renversant”… Ce qui fera dire à Ingrid qu’elle adore le canoé sauf quand elle est dans le canoë…!! Nous écopons l’embarcation remplie d’eau avec un bol  et tentons de nous sécher avant de repartir (cette fois plus sereinement) vers notre point de départ.


Fin de l’aventure canoë, une superbe expérience! Pas de grosses chutes cette fois mais quelques frayeurs et des bras et des épaules qui tirent un peu quand même!

Jellyfish, notre monture
Nous retournons ensuite à Takaka, principal village de Golden Bay, où nous apprécions l’ambiance décontractée et le côté un peu hippie. Nous poursuivons notre exploration de la baie en remontant jusqu’à Cape Farewell, l’extrémité nord de l’ile du sud et son fameux Farewell Spit, une immense dune de sable longue de 36 km qui ressemble au bec d’un kiwi géant.

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8 octobre 2012

Lake Peel  Une fois n’est pas coutume, cette fois-ci vous n’aurez pas le droit aux traditionnels “panorama magnifique sur les sommets alentours” ni “une vue à couper le souffle”, ni “sous un grand soleil”. Car le printemps kiwi semble très capricieux et instable et on peut facilement expérimenter le dicton qui dit que l’on peut vivre 4 saisons en une seule journée (ou en 1 randonnée dans notre cas!).


Gordons Pyramide Nous voila à présent dans le parc national de Kahurangi, pour le trecking n°? de l’année (désolé on ne les compte plus maintenant!). Le parc est le deuxième plus grand de NZ et les principaux sommets culminent à un peu moins de 2000m. Il abrite plus de la moitié des plantes natives néo-zélandaises dont 80% des espèces alpines (dont la fameuse gentiane). Ce patrimoine est bien protégé car l’accès au parc est plutôt compliqué : 3 routes seulement dont l’une fermée à cause d’un éboulement. Nous en avons d’ailleurs fait les frais en restant bloqués à quelques km du parking et avons du parcourir quelques 150km pour accéder à une autre entrée (ca commençait bien!)


Une fois enfin sur les sentiers, nous décidons d’approcher Mt Arthur (1795m) et pourquoi  DSCN5040 pas monter au sommet. Après une rapide montée dans la foret, nous atteignons la région de Tableland qui n’est pas sans nous rappeler les paysages vosgiens, une sensation accentuée par le brouillard, le vent et la pluie (un temps typique du mois de novembre sur les crêtes!). Le refuge s’appelle même Balloon hut, ca ne s’invente pas! En revanche pas de trace de ferme auberge, tampis un bon risotto poulet-asperge du chef remplacera le repas marcaire.


Par une belle journée dans la foret, nous rejoignons Mt Arthur Hut pour se rapprocher du sommet le lendemain. Une fois sur place, nous regrettons de ne pas avoir été Scout : impossible d’allumer un feu malgré 2 heures de tentatives acharnées, 3 journaux brulés, et des petits copeaux taillés au couteau suisse par Alban. Il ne fait donc pas bien chaud à l’intérieur, et nous attendons qu’il fasse sombre pour nous glisser tout habillé dans nos sacs de couchage (gla gla!).

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Au matin, le brouillard nous contraint à renoncer à l’ascension de Mt Arthur. Nous retournons sur nos pas jusqu’à Salisbury Hut, au pied de Gordon Pyramide que nous espérons gravir le lendemain pour accrocher quand même un sommet à notre tableau de chasse.


DSCN5070 Le 4ème jour, déterminés comme jamais, nous profitons d’une éclaircie pour gravir les 1489 m de Gordon pyramide. Le temps de lacer nos chaussures, le brouillard est de retour et c’est sous quelques flocons que nous débutons la grimpette… Les quelques flocons se transforment rapidement en tempête de neige et le paysage a déjà bien blanchi lorsque nous retournons à la hut 1h30 plus tard. Nous décidons d’attendre une accalmie et de profiter un peu du bon feu avant de retourner au parking. L’accalmie ne viendra jamais: 1/2 stère de bois, 3 h et 20 cm de neige plus tard, il faut se résigner nous sommes coincés ici et nous utiliserons cette fois notre “ration de survie” pour le repas du soir.

Salisbury lodge et Gordons Pyramide Après
La neige s’est arrêtée pendant la nuit. Après 5 jours de rando, nous rejoignons le van le lendemain dans des paysages hivernaux magnifiques. A présent cap sur Golden bay ou nous espérons profiter du soleil et de la mer quelques jours.


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