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23 décembre 2012

Ahipara Beach
Pour les deux dernières semaines qu’il nous reste dans ce merveilleux pays qu’est la Nouvelle Zélande, nous mettons le cap au nord pour l’ultime région que nous n’avons pas encore visité : le Northland


 

Une région chargée d’histoire : c’est dans cette région qu’arrivèrent les premiers maoris vers l’an 1150, c’est également ici qu’a été signé le Traité de Waitangi : traité signé par les tribus maoris reconnaissant céder leurs terres à la Couronne britannique en échange de leur protection ( enfin … sur ce point il semblerait que l’une des parties n’ait pas vraiment tenu ses engagements! )
Mais c’est également une région très sauvage qui s’étend sur plus de 300 km du nord au sud et qui est composée d’immenses plages de sable, de magnifiques forets sub-tropicales et de gigantesques Kauri datant de près de 1000 ans, pour  le plus grand d’entre eux, Tane Mauta, le dieu de la forêt et plus grand kauri au monde, 51m de hauteur et 13,77m de circonférence ( les bucherons apprécieront!).

10 décembre 2012


Après quelques jours de farniente à Auckland, nous avons chargé le sac dos et sommes partis, à pied cette fois, en direction du port pour nous rendre à Great Barrier Island. Et oui, fini le voyage en van, nous allons donc terminer le voyage en mode sac à dos, tente et stop. Great Barrier Island se situe à environ 100km d’Auckland et il faut environ 4h30 pour rallier ce petit bout de terre de 285km². La traversée s’avéra plus compliquée que prévue (on ne peut pas dire qu’on ait le pied marin...) et nous sembla durer une éternité !




Très très contents d’arriver sur la terre ferme, nous commençons notre découverte de l’ile peuplée par seulement 800 habitants. Il n’y a pas ici de réseau d’électricité : chaque maison doit donc produire sa propre électricité, solaire, éolienne ou simplement à l’aide d’un générateur. L’atmosphère est très détendue et le stop se révèle être un véritable jeu d’enfant : les voitures s’arrêtent avant même qu’on tende le pouce et les locaux n’hésitent pas à faire quelques kilomètres de détour pour nous amener devant le camping (ca c’est la classe !)





Au programme :


  • Baignade : L’ile comporte de magnifiques plages de sable fins presque désertes et les températures estivales enfin arrivées nous permettent de sortir maillot de bain et bikini (fraichement acheté à Auckland) pour aller piquer une petite tête. Un vrai bonheur ! Il y a également des sources d’eau chaude et nous nous sommes donc offert un petit jacuzzi à moindre frais.



  • Rando : L’autre attraction principale pour les visiteurs de l’ile. Nous commençons par rejoindre le nord de l’ile par un sentier tantôt dans une belle foret tropicale composée de fougères, pins et Kauris, tantôt à découvert offrant de magnifiques vues sur
    la cote et les plages environnantes. Nous enchainons ensuite par la randonnée la plus populaire : Mt Hobson.Cette fois nous décidons de laisser notre chargement au camping pour nous attaquer au plus haut sommet de l’ile (628m). Avant de profiter d’une superbe vue à 360°, il nous faut d’abord gravir les nombreuses marches sur le sentier totalement aménagé pour ne pas abimer et déranger faune et flore locale. En effet l’ile compte de nombreuses espèces animales rares et protégées et la foret qui fut pendant longtemps l’objet d’une déforestation intensive est actuellement en voie de régénération.



Nous avons passé sur Great Barrier Island une superbe semaine sur cette ile isolée, quelques jours avant l’arrivée des locaux en grandes vacances qui “envahissent” l’ile pendant une quinzaine de jours. Difficile à imaginer pour l’instant … peut être aussi difficile que de réaliser que la neige est tombée en masse et que la saison de ski vient de commencer en France.


Voir les photos ICI

4 décembre 2012



Le compteur tourne, il va bientôt falloir se séparer de notre compagnon de voyage à roulette mais avant de lui trouver de nouveaux parents attentionnés nous avons décidé de lui offrir un dernier trip sur les “gravel road” kiwi (comprenez les routes non goudronnées, plutôt nombreuses dans le pays…)


Direction la péninsule du Coromandel, une bande de terre d’environ 40 km à l’est d’Auckland que nous avions déjà un peu visité en famille en aout dernier mais que nous sommes heureux de retrouver sous des paysages plus estivaux. La première étape nous conduit dans les Karangahake Gorges où nous retrouvons tunnels, galeries souterraines et petits trains, témoins du passé minier de la région.


Sommet du PinnaclesCap ensuite à Kauaeranga valley pour grimper au sommet du Pinnacles (759m) et admirer le bout de la péninsule et la dense forêt qui la couvre. Là encore les vestiges d’une époque révolue sont encore bien présents mais ce n’est pas la recherche de l’or qui a façonné la montagne mais l’exploitation forestière. Des barrages ont été construits en haut des vallées, l'eau était ensuite subitement relâchée entrainant les troncs vers les rivières et la mer. Malin ces kiwis!


Old Kauri dam
Les jours suivants ont été consacrées à l’exploration de la pointe nord de la péninsule. Les magnifiques plages de port Jacksons et Fletcher bay se méritent car la route pour y accéder est plutôt longue, étroite, sinueuse et surtout poussiéreuse mais la récompense est au bout avec des petites baies sauvages qui côtoient des falaises abruptes et deux magnifiques petits campings propices aux barbecues et à la farniente! Dommage que la température de l’eau soit encore un peu trop fraiche pour nous pour une petite baignade!

Cape Colville
Après ce petit trip bien sympathique, il est maintenant temps de penser au nettoyage de notre maison sur roue! Il a fallu plusieurs litres d’eau pour venir à bout de la poussière de ces derniers jours mais surtout cela nous a rappelé notre dernier déménagement (en moins grand quand même!). La nostalgie nous gagne déjà et ça ne va pas être facile de dire bye-bye à Yvano… mais d’autres aventures nous attendent maintenant en mode tente, stop et sac à dos!

11 novembre 2012

 

Lake Constance Notre visite de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande touche désormais à sa fin mais nous ne pouvions pas nous résigner à recroiser Cook Strait sans une dernière grande randonnée dans les montagnes de l’Ile du Sud que nous aimons tant.Et pour ce dernier trip en mode grosses chaussures et sacs à dos, nous avons choisi de revenir là “où tout a commencé”, Nelson Lakes National Park, où nous avions passé nos premières nuits en hut kiwi (revoir l’article de février).


 

Nous voulions initialement boucler la boucle de l’ile du sud par une grande traversée de 15 jours entre St Arnaud et Arthur’s pass mais les chutes de neige tardives du printemps rendent encore l’ascension de certains cols difficile et périlleuse sans équipement d’alpinisme. Après une étude attentive des cartes du coin, nous nous sommes donc finalement repliés sur une boucle d’une bonne centaine de kilomètres entre les sommets et les lacs de Nelson Lakes National Park.


Hopeless Valley (2) Montée vers le Mt Cedric


Les premiers kilomètres s’avèrent un peu difficiles car les sacs chargés de 8 jours de nourriture pèsent un peu lourd sur nos épaules. Surtout qu’Ingrid pour avancer carbure au chocolat, barres de céréales et cookies et qu’il ne lui faut pas moins d’une tablette de chocolat tous les 3 jours…!


Nous choisissons pour notre première étape de faire un petit détour vers Hopeless Hut qui, pour la petite histoire, a été inaugurée par Sir Edmund Hillary, le premier homme a avoir atteint le sommet de l’Everest. Nous continuons ensuite notre route jusqu’au Alban et le mont Travers premier col du parcours “Travers Saddle” qui nous permet de sortir de la vallée et de la foret après environ 1 jour 1/2 de marche. Au fur et à mesure de la montée, les arbres disparaissent, le paysage change et la dernière partie se déroule sur la neige dans une ambiance alpine. Une descente rapide nous conduit à une vallée parallèle où nous continuons notre chemin jusqu’à Blue lake Hut. En bas de la vallée, il nous faut néanmoins traverser la rivière à gué (de l’eau jusqu’à mi cuisse) car l’ancien pont a été détruit par une crue l’an dernier… et devait être réparé 3 jours plus tôt! Visiblement les constructeurs ont pris un peu de retard… Nous serons cependant les premiers à retraverser le pont lors de notre redescente!  Nous passons 2 jours à explorer le haut de la vallée: le refuge au bord du  lac du même nom qui se vante d’avoir les eaux les plus claires du monde, le lac Constance qui reflète les sommets enneigés et le sentier vers Petite grimpette Waiau pass (col), porte de sortie de cette vallée, qui n’a pas voulu s’ouvrir pour nous en raison des reste de neige sur ses pentes abruptes. Des paysages à couper le souffle et un sentiment d’isolement total… Le soir, nous complétons nos connaissances géographiques de la région avec un monopoly local et artisanal qui nous permet “d’acheter” les huts et cols que nous n’avons pas passés.


 

Angelus HutDe retour dans la basse vallée, nous ne résistons pas à une dernière grimpette (1300 m  quand même!) pour aller passer une dernière nuit à Angelus hut que nous avions visité 8 mois plus tôt et que nous retrouvons sous la neige et entourée de glace. La terrasse est cependant toujours aussi agréable pour farnienter au soleil tout l’après-midi. La redescente vers Saint Arnaud le long de la crête marque pour nous nos derniers km de tramping sur l’ile du sud. Cette dernière semaine de rando nous laisse encore une fois des images plein la tête et surtout le sentiment d’avoir pu en profiter jusqu’au bout dans des paysages dont on ne se lasse pas.


 

Il est à présent temps de retrouver l’ile du nord pour partir à la découverte d’autres pépites avec ou sans les chaussures de rando!


ça bronze sur la terrasse d'Angelus Hut

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Posté le 11 novembre 2012

Pas de commentaire

14 octobre 2012

Lake Peel Les coureurs d’aventures ont testé pour vous une nouvelle expérience kiwi mais ont cette fois remplacé les chaussures de rando par des pagaies. Reste à savoir s’ils sont aussi à l’aise sur la mer que sur les sentiers…

Après avoir effectués une partie de la célèbre randonnée Abel Tasman Coastal Track à pied en août, nous décidons de découvrir la dernière partie en kayak depuis Golden Bay. A la suite du traditionnel briefing, nous embarquons à bord de “Jellyfish” notre monture pour les deux prochains jours. Si l’expérience tandem (à vélo) s’était finie en queue de poisson la dernière fois, espérons qu’il n’en soit pas de même avec cet engin aquatique…!

DSCN5148 Nous chargeons le matériel nécessaire à bord et même un peu plus (il parait que le canoë est la version de luxe de la rando!), et en quelques coups de pagaies nous nous éloignons de la civilisation. Nous longeons la côte et ses rochers déchiquetés pendant quelques kilomètres et nous ne résistons pas à une petite pause sur la première plage rencontrée. Premier luxe : nous sortons la cafetière pour un petit café italien les pieds dans le sable. (Difficile d’imaginer qu’il y a une semaine nous étions dans la neige!) Nous reprenons la mer ensuite, Alban à la manœuvre et Ingrid à la rame, et trouvons vite notre vitesse de croisière jusqu’à  Whariwharangi. Nous “garons” le kayak sur cette magnifique plage et repartons cette fois à pied jusqu’à Separation point, la pointe la plus au nord du parc national.

Separation point
A notre retour le vent s’est levé et les vagues rendent notre trajet votre notre camp un peu plus sportif. Arrivés sur la terre ferme, nous plantons la tente sur une petite plage déserte aujourd’hui mais autrefois théâtre d’événements sanglants lorsque Abel Tasman, le camp sur la plage1er explorateur européen, a perdu 4 de ces hommes, tués par des maoris pas très enclin à  partager ce petit coin de paradis. Nous passons la soirée sur la plage, profitant du couché de soleil en dégustant une bonne bouteille (après la cafetière, 2ème avantage du canoë!). A la nuit tombée, nous ne résistons pas à l’envie d’allumer un feu et admirons les étoiles en mode Robinson Crusoé. Un vrai bonheur…


Au réveil, nous levons le camp et retrouvons rapidement les vagues et le vent qui transforment la croisière paisible en montagnes russes. Nous décidons de faire une pause  sur une autre plage pour reprendre des forces mais l’accostage a été plutôt “renversant”… Ce qui fera dire à Ingrid qu’elle adore le canoé sauf quand elle est dans le canoë…!! Nous écopons l’embarcation remplie d’eau avec un bol  et tentons de nous sécher avant de repartir (cette fois plus sereinement) vers notre point de départ.


Fin de l’aventure canoë, une superbe expérience! Pas de grosses chutes cette fois mais quelques frayeurs et des bras et des épaules qui tirent un peu quand même!

Jellyfish, notre monture
Nous retournons ensuite à Takaka, principal village de Golden Bay, où nous apprécions l’ambiance décontractée et le côté un peu hippie. Nous poursuivons notre exploration de la baie en remontant jusqu’à Cape Farewell, l’extrémité nord de l’ile du sud et son fameux Farewell Spit, une immense dune de sable longue de 36 km qui ressemble au bec d’un kiwi géant.

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8 octobre 2012

Lake Peel  Une fois n’est pas coutume, cette fois-ci vous n’aurez pas le droit aux traditionnels “panorama magnifique sur les sommets alentours” ni “une vue à couper le souffle”, ni “sous un grand soleil”. Car le printemps kiwi semble très capricieux et instable et on peut facilement expérimenter le dicton qui dit que l’on peut vivre 4 saisons en une seule journée (ou en 1 randonnée dans notre cas!).


Gordons Pyramide Nous voila à présent dans le parc national de Kahurangi, pour le trecking n°? de l’année (désolé on ne les compte plus maintenant!). Le parc est le deuxième plus grand de NZ et les principaux sommets culminent à un peu moins de 2000m. Il abrite plus de la moitié des plantes natives néo-zélandaises dont 80% des espèces alpines (dont la fameuse gentiane). Ce patrimoine est bien protégé car l’accès au parc est plutôt compliqué : 3 routes seulement dont l’une fermée à cause d’un éboulement. Nous en avons d’ailleurs fait les frais en restant bloqués à quelques km du parking et avons du parcourir quelques 150km pour accéder à une autre entrée (ca commençait bien!)


Une fois enfin sur les sentiers, nous décidons d’approcher Mt Arthur (1795m) et pourquoi  DSCN5040 pas monter au sommet. Après une rapide montée dans la foret, nous atteignons la région de Tableland qui n’est pas sans nous rappeler les paysages vosgiens, une sensation accentuée par le brouillard, le vent et la pluie (un temps typique du mois de novembre sur les crêtes!). Le refuge s’appelle même Balloon hut, ca ne s’invente pas! En revanche pas de trace de ferme auberge, tampis un bon risotto poulet-asperge du chef remplacera le repas marcaire.


Par une belle journée dans la foret, nous rejoignons Mt Arthur Hut pour se rapprocher du sommet le lendemain. Une fois sur place, nous regrettons de ne pas avoir été Scout : impossible d’allumer un feu malgré 2 heures de tentatives acharnées, 3 journaux brulés, et des petits copeaux taillés au couteau suisse par Alban. Il ne fait donc pas bien chaud à l’intérieur, et nous attendons qu’il fasse sombre pour nous glisser tout habillé dans nos sacs de couchage (gla gla!).

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Au matin, le brouillard nous contraint à renoncer à l’ascension de Mt Arthur. Nous retournons sur nos pas jusqu’à Salisbury Hut, au pied de Gordon Pyramide que nous espérons gravir le lendemain pour accrocher quand même un sommet à notre tableau de chasse.


DSCN5070 Le 4ème jour, déterminés comme jamais, nous profitons d’une éclaircie pour gravir les 1489 m de Gordon pyramide. Le temps de lacer nos chaussures, le brouillard est de retour et c’est sous quelques flocons que nous débutons la grimpette… Les quelques flocons se transforment rapidement en tempête de neige et le paysage a déjà bien blanchi lorsque nous retournons à la hut 1h30 plus tard. Nous décidons d’attendre une accalmie et de profiter un peu du bon feu avant de retourner au parking. L’accalmie ne viendra jamais: 1/2 stère de bois, 3 h et 20 cm de neige plus tard, il faut se résigner nous sommes coincés ici et nous utiliserons cette fois notre “ration de survie” pour le repas du soir.

Salisbury lodge et Gordons Pyramide Après
La neige s’est arrêtée pendant la nuit. Après 5 jours de rando, nous rejoignons le van le lendemain dans des paysages hivernaux magnifiques. A présent cap sur Golden bay ou nous espérons profiter du soleil et de la mer quelques jours.


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30 septembre 2012


Coucher de soleil Hokitika Après quelques jours passés sur les sentiers, nous nous arrêtons à Hokitika pour reprendre des forces (se faire une bonne petite soirée crêpes), prendre une douche et laver les affaires. Nous retrouvons également nos amis Belges, rencontrés il y a quelques mois pendant les vendanges à Cromwell et décidons de faire un bout de chemin avec eux. La ville, à l’inverse de beaucoup de villes sur la côte Ouest est très orientée sur la mer et plutôt accueillante, elle est également spécialisée dans la jade (nous complétons d’ailleurs notre collection avec un pendentif pour Alban et des boucles d’oreilles pour Ingrid).



La recompense après une journée de marche Nous partons à la découverte des montagnes environnantes (pour changer!) sur un sentier amenant (cette fois encore!) à une source d’eau chaude. Si la piscine est de taille beaucoup plus modeste que la dernière fois, nous pouvons toutefois “plonger” tous les 4 dans ce gros bain chaud.Le lendemain, après une première journée passée dans le fond de la vallée nous prenons de la hauteur avec pour objectif de monter jusqu’à un col à environ 1400m, malheureusement nous sommes contraints de rebrousser chemin à quelques centaines de mètres de celui-ci car la neige rendait la montée de plus en plus difficile. Nous nous contentons donc d’admirer la vue sur les sommets et repartons en direction du refuge où nous avions passé la nuit précédente et où notre bain chaud nous attendait. Nous repartons ensuite par le même chemin pour récupérer notre van et rentrer en direction d’Hokitika avant que le temps ne se gâte…



Après une semaine passée dans les alentours d’Hokitika, il est temps pour nous de reprendre la route en direction du nord de l’Ile du Sud. Nous nous arrêtons non loin de Ancienne mine d'or Blackball, une des nombreuses anciennes villes minières de la région (revoir l’article sur la ruée vers l’or) et empruntons un ancien chemin, taillé et utilisé par les mineurs pour se rendre jusqu’aux différents gisements. Le sentier et la mine s’appellent d’ailleurs Croesus en référence à la célèbre devise “Riche comme Croesus” car les mineurs espéraient y faire fortune. Nous retrouvons sur le chemin quelque traces de ce passé : les sites de plusieurs anciens hôtels aujourd’hui détruits et les restes d’une presse permettant de concasser le quartz pour en extraire l’or. Le chemin est très agréable, et la vue au-dessus de la forêt est à couper le souffle. Nous passons la nuit dans un très beau refuge à flan de montagne et apprécions un magnifique coucher de soleil et surtout un lever de soleil encore plus beau. Le lendemain nous nous montons jusqu’au point culminant de la rando (Mt Ryall, 1220m) qui offre un panorama splendide à 360° sur les montagnes d’un coté et la mer de Tasman de l’autre. Le ciel est tellement dégagé qu’on verrait presque l’Australie!


Au sommet

De retour “on the road”, nous remontons la route pendant encore environ 200km jusqu’à Karamea. Ici impossible de monter plus haut, c’est encore une fois le bout du bout du monde! L’unique route qui relie ce petit coin de paradis à Westport, la ville la plus proche, est sinueuse est longue de 100km. Mais le détour en vaut la peine et nous nous DSCN4899 posons dans un petit camping au décor de carte postale entre palmiers et plage de sable blanc. Nous sortons short, t-shirt et lunettes de soleil et nous nous enduisons de répulsif (pour tenter de nous protéger des méchants sandflies voraces tout excités de retrouver des touristes à la chair fraiche) et nous partons nous promener le long de la dernière étape du sentier Heaphy Track. La balade est splendide et nous rappelle l’ambiance côtière d’Abel Tasman Coastal Track avec cependant une mer un peu plus agitée… Un beau feu sur la plage un soir de pleine lune et la visite des arches de calcaire à quelques kilomètres concluent la parenthèse dans ce petit coin de paradis.



Pour notre retour dans la région de l’or, ce n’est pas avec les pépites que nous avons fait fortune mais plutôt avec toutes les belles images et le souvenirs de ces paysages si


sauvages que nous nous sommes encore enrichis…. !



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Vue au petit matin depuis le refuge

24 septembre 2012


Crepes party Pour vous faire vivre cette année avec nous d’encore un peu plus près, nous vous proposons cette fois de partager nos meilleures recettes sachant que notre cuisine équipée comporte en tout et pour tout un seul gaz, pas de frigo ni de four. Mais même de l’autre côté de la planète, on apprécie de bien manger et surtout il n’y a pas à dire, l’aventure ça creuse!



1- Les crêpes (suzettes) : la frenchie touch’


French crepesNous n’avons surement jamais mangé autant de crêpes que depuis nous sommes en NZ! Au cours de chaque wwoofing, nos hôtes nous ont demandé de préparer un plat typiquement français. Et souvent ce sont les crêpes qui se sont imposées! Simple et efficace, sucrées et salées, ce fut à chaque fois un délice et un succès!



2- Les pommes de terres rissolées maisons et la petite pièce de boeuf : la spéciale après rando.


DSCN3445Un bon petit plat souvent agrémenté d’une petite bouteille de vin… et oui après l’effort le réconfort! Contrairement à d’autres viandes, le boeuf est vraiment bon marché ici et surtout la plupart du temps délicieux! Un petit gout de samedi midi à Paris, la Tour Eiffel en moins mais les montagnes en plus! Seuls petits inconvénients la (trop?) grande consommation de gaz afin de faire rissoler les 2 kg de patates que l’on engloutit ainsi que la forte odeur de graillon qui nous accompagne pour la nuit!



Petite variante lorsque les randos deviennent trop fréquentes : le burger maison, avec ses petits oignons caramélisés et son cheddar fondu!


Burger

3- Wok de légume à la sauce au soja : le côté santé nature


Au menu ce soir  printanière de légume, boeuf pané accompagné par un petit verre de pinot noir Cuisine d’Yvano ne veut pas toujours dire mal-bouffe et nous avons parfois envie d’un petit peu de verdure! Sortez les éplucheurs et les opinels bien aiguisés, débitez carottes-oignons-brocoli, faites revenir quelques minutes dans une poêle bien chaude, ajoutez quelques gouttes de sauce soja et quelques pincées d’épices et le tour est joué!



4- Les poireaux à la crème et curry : un classique exotique


Poulet-poireaux crème te curry Là encore le point fort de la recette est sa simplicité et sa rapidité! Tous les ingrédients sont dans le titre… à déguster avec des petits morceaux de poulet ou un bon pavé de saumon! Yummy… On va encore passer pour des alcooliques mais accompagné d’une petite bouteille de sauvignon blanc kiwi, ce plat n’en est que meilleur!



5 – La cuisine du monde à l’autre bout du monde


Entre la poutine québécoise à la mode kiwi, les recettes allemandes (german boulettes et saucisse de frankfort customisées) et fajitas sud-américaine nous poursuivons le voyage un peu plus loin et prenons de l’avance pour les prochaines vacances!




DSCN4593 Poutine kiwi (2)


Si globalement, on trouve la nourriture ici plus que correct, le doux parfum des spécialités françaises commence quand même à nous manquer :


- Comment ce fait-il que les kiwis ne sachent pas faire de bon fromage avec toutes les vaches qu’ils ont et tout le lait qu’ils exportent ? Quel dommage! Et on donnerait cher pour une bonne raclette ou autre tartiflette…


- De la bonne charcuterie, un bon gros saucisson ou une bonne rillette… là encore nos chers amis kiwis ne sont pas les meilleurs et mis à part du salami et du jambon insipide, il est difficile de trouver de quoi remplir le traditionnel sandwich du midi.


- Et pour finir dans les clichés franco-français, on ne cracherait pas devant une bonne baguette, un petit croissant ou une grosse pâtisserie.



Après plus de 8 mois, on commence cependant à être à court d’idées culinaires (même si rassurez-vous il ne s’agit pas ici des 5 seuls plats que l’on ai mangé jusqu’ici!), envoyez nous vos idées recettes! Mais n’oubliez pas que nous sommes sur l’hémisphère sud, que les saisons sont inversées et que les légumes d’été vont seulement arriver pour nous.



ps: le prochain jour de pluie nous vous proposerons un petit tour d’horizon des plats typiques kiwis!


Posté le 24 septembre 2012 à Nouvelle Zélande

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13 septembre 2012


Vue depuis HaweaNous n’envisagions pas quitter la NZ sans revenir voir la ville de nos rêves que nous avions quitté en avril sous un magnifique soleil et de très belles couleurs automnales: Wanaka. Nous la retrouvons cette fois, entourée de sommets enneigés, prête à accueillir le printemps qui se fait toutefois attendre : la neige est tombée abondamment ces derniers jours (plus d’un mètre dans les stations) et les vitres intérieures du campervan ont de nouveau subit le gel ( -1°C au petit matin, dur dur de sortir de la couette, hein Ingrid !).



Les pistes de Snow FarmQui dit neige, dit ski! Si nous sommes revenus dans le coin c’est aussi un peu pour tester la seule et unique station de ski de fond du pays : Snow farm. Nous choisissons la plus  belle journée de la saison (parole de locaux) pour découvrir la station. Arrivés en haut, nous louons le matériel de skating et s’empressons d’aller faire crisser les spatules sur les pistes fraichement damées et encore vierges de toute trace. Après quelques kilomètres nous ne sommes pas déçus! Snow farm n’a rien à envier aux stations nordiques françaises et possède même un petit stade de biathlon. C’est un véritable bonheur de se retrouver quasiment seuls (mis à DSCN4521part quelques fusées de la team des USA s’entrainant ici qui passent de temps en temps) sur la longue piste longeant la rivière avec de très beaux panoramas sur les sommets environnants. Nous revenons ensuite (difficilement) jusqu’à notre point de départ, surtout pour Alban pour qui la neige est trop molle et qui comme souvent, en ski de fond, nous a offert une de ces magnifiques chutes dont il a le secret!



DSCN4537 Pour varier les plaisir, nous essayons l’après midi de faire un peu de classique (une première pour Alban) et partons nous promener. “- T’as vu comme j’ai fait des progrès. – Ah ouais ah ouais” (rip marius !).



L’ambiance dans la station est très sympa, bien que la moyenne d’âge soit un peu élevée... Et nous mesurons la popularité du ski de fond français : entre un anglais fan de Vincent (Vittoz) et un kiwi qui s’entraine pour la transjurassienne. Une belle expérience a mettre sur le compte de notre aventure kiwi.




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Le lendemain, changement de chaussures mais pas de décor, nous nous attaquons cette fois à pied à l’ascension de Breast Hill qui surplombe le lac Hawea. Après une raide montée en zig zag, nous suivons une crête exposée jusqu’au sommet culminant à 1578m (soit quand même 1200m de dénivelé).Le panorama en haut est à couper le souffle sous le regard bienveillant du Mont Aspiring qui est définitivement moins capricieux que son grand frère Mt Cook.


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La magie opère toujours: nous sommes toujours sous le charme de ce petit coin de paradis aux ressources inépuisables. Il ne nous manque plus que les fonds nécessaires pour investir dans la maison de nos rêves. Envoyez vos dons !! :-)



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